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René Hauss: "Ils ont gardé la rage de vaincre"

René Hauss: "Ils ont gardé la rage de vaincre"
René Hauss, l'entraîneur du triplé 1969-70-71, a beaucoup apprécié

SCLESSIN Sclessin tangue, chavire, fond de bonheur encore incrédule. Dieumerci Mbokani vient d'inscrire son deuxième but. Leds fumigènes ont été désamorcés. Leur projection sur la pelouse dans le courant de la seconde période, avait irrité Franck De Bleeckere.

L'arbitre flandrien avait menacé d'arrêter le match au prochain jet.

Louis Smal, le porte-parole des supporters, avait multiplié, au micro, les exhortations au calme.

Il avait été, heureusement, entendu.. Le public trouva une nouvelle cible. Il entonna Michel Preud'homme sur l'air des lampions. Il méritait bien ce premier hommage, l'entraîneur du Standard.

Sarr sortit le premier, en boitillant. Mbokani allait le suivre au vestiaire. Michel Preud'homme parla ensuite à Dufer et à Dembele pour savoir, peut-être, qui allait jouir du plaisir ineffable de se trouver sur la pelouse quand l'arbitre délivrerait le Standard. Dufer fut l'heureux élu. Il remplaça Defour alors que le quatrième arbitre avait montré le panneau "deux minutes".

Sclessin vivait un instant historique. Debout devant son banc, Michel Preud'homme paraissait toujours suivre la rencontre avec la même passion.

L'ultime coup de sifflet libéra les enthousiasmes. La fête pouvait commencer, sur le terrain d'abord
.

René Hauss, le vieil entraîneur alsacien, était resté aux premières loges. Il savourait le succès de ses successeurs : "Le Standard a remporté une victoire amplement méritée. J'ai apprécié l'opposition de style entre le jeu d'Anderlecht, basé sur des actions construites et des passes courtes, et celui du Standard, axé sur la profondeur. Et puis, j'ai retrouvé cette rage de vaincre qui avait été notre marque de fabrique en 1969, 70 et 71. Je suis doublement content d'être venu, même si Anderlecht a démissionné après avoir encaissé ses deux buts"

L'ex entraîneur, octogénaire depuis la Noël, avait pointé, sur sa feuille de match, les noms de Defour et de Witsel. "La défense m'a paru costaude, elle aussi. Je me suis vraiment bien amusé..."

Une marée rouche, pacifique, avait envahi la pelouse : le Standard était vraiment champion.


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# Posté le lundi 21 avril 2008 04:08

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